Alcool et Red Bull®

Alcool et Red Bull® : les étudiants trinquent

[26 janvier 2012 - 16h46]

 

 

Le mélange alcool/boissons énergisantes est explosif ! C’est ce qu’a constaté l’addictologue Philippe Arvers de Grenoble, après avoir enquêté auprès d’étudiants de la Grenoble Ecole de Management (GEM). Son étude a porté « uniquement sur le mélange d’alcool et de Red Bull® », précise-t-il. Entre méconnaissance de ces boissons et consommation excessive d’alcool, ces derniers prennent bien des risques. Petite virée dans le monde des fêtes étudiantes…

Un auto-questionnaire anonyme a été adressé par courrier électronique, à 3 268 étudiants de la GEM, âgés en moyenne de 23 ans. Un petit tiers d’entre eux, 533 filles et 467 garçons, y ont répondu. Il en est ressorti que la moitié de ces jeunes avait déjà consommé un mélange d’alcool et de Red Bull®, et que 16,2% en consommaient « souvent ». Les garçons sont plus enclins que les filles à pratiquer ces mélanges : 63,7% , contre 46%.

Dans l’ensemble, ces étudiants paraissent bien peu informés du contenu de cette boisson énergisante. A tel point que 15,1% des jeunes interrogés pensent, à tort, qu’elle renferme de la vitamine C. « La recherche de stimulation, d’énergie, d’excitation est nette parmi ces étudiants », constate Philippe Arvers.

Des risques accrus

Ces mélanges inciteraient également les jeunes à consommer toujours plus d’alcool. « Lorsque l’alcool est pris avec ce type de boissons, les étudiants en boivent des quantités plus importantes  », poursuit-il. Cette surconsommation s’expliquerait par le fait que les energy drinks diminuent l’effet sédatif de l’alcool. « Comme le jeune a l’impression que l’alcool qu’il consomme lui fait peu d’effet il en boit toujours plus, persuadé qu’il est de conserver sa maitrise de soi.  ».

Grave erreur. La preuve : 17,4% de ces jeunes ont été impliqués dans des bagarres ou des accidents, contre 7% de ceux qui avaient consommé de l’alcool non-mélangé. D’après les résultats de l’étude, ces buveurs de mélanges ont aussi plus souvent des rapports sexuels non protégés.

Source : Interview du Dr Philippe Arvers, addictologue, IRBA/RSSA, Grenoble, 18 janvier 2012


09/04/2012
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